DE LA SÉCURITÉ

Sans que la sécurité apparaisse comme une obsession, il faut reconnaitre qu’ici plus qu’ailleurs, on voit des soldats partout, non pas des soldats en service mais des soldats qui vont ou reviennent de permission, attendent le bus ou font du stop. À Tel-Aviv, nous croisons un jeune soldat isolé qui porte négligemment son arme de service, rentrant chez lui ou se rendant sur son lieu de travail. À Jérusalem nous rencontrons un groupe de soldats dans la vieille ville, j’interpelle l’un d’eux qui me répond en souriant, il a l’air si jeune, il me demande d’où je viens, prend le temps de répondre à mes questions tandis que ses camarades passent au pas de course, ils font une préparation pour accéder au rang d’officier, ils ont entre vingt et vingt-quatre ans et l’insouciance qui va avec… il court pour rattraper le groupe qui a disparu au coin d’une rue. Quelques mois plus tard, un attentat fera deux morts parmi un groupe de soldats semblables à ceux que nous avons croisés juste là, au même endroit…

On dit de Tsahal que c’est l’armée la plus efficace du monde, sans doute parce que la plus convaincue du bienfondé de son travail, qu’ils soient professionnels ou appelés, filles ou garçons,  les soldats de Tsahal défendent leur Terre… Si tu veux la paix prépare la guerre… mais une société qui consacre un tel budget à la défense et l’armée peut-elle préparer l’avenir ? La situation unique d’Israël, dernière enclave encore démocratique du Proche-Orient, paraîtrait bien justifier ce choix. L’avenir d’Israël n’est peut-être encore aujourd’hui qu’une question de survie.

Pourtant notre rencontre avec Nathan et son allusion à son service militaire, sa réticence à en parler, me laisse une impression de malaise qui détone de la vision idéalisée de Tsahal que je m’étais construite par la lecture (entre autre) de l’autobiographie de Moshe Dayan dont la photo, prise par Caron devant le mur des lamentations, trône au dessus de ma table de travail depuis l’adolescence.

Par la lecture du Times of Israël, j’apprends que des juifs ultraorthodoxes s’en prennent aux soldats de leur propre communauté, Le Monde dans un article récent parlent de jeunes Israéliennes (qui) refusent de servir dans l’armée, qu’elles considèrent comme une machine répressive…  Aujourd’hui la tendance semble être à la Paix… à tout prix.

Je n’ai rien vu de tout cela, nous n’avons rencontré que des jeunes militaires souriants, détendus, appliqués dans leur travail mais je regretterai toujours de n’avoir pas su ce que Nathan sous-entendait.

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