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Le voyage est un des loisirs les plus prisés de notre époque, une époque formidable où tout un chacun peut s’envoler au bout du monde découvrir… ce que les agences spécialisées veulent bien nous faire voir. À force de vouloir démocratiser le voyage, on en a fait un banal produit de consommation ! Chaque jour, le ciel est sillonné d’avions aussi pleins que des boites de sardines qui emportent leurs passagers avides de rêves préfabriqués, bien policés, un peu étriqués pour rester abordables. Voyager est devenu une obligation sociale et celui qui ne peut afficher sa connaissance de quelques pays exotiques passe pour un « pov’gars qu’est jamais sorti de sa campagne  » !

Je ne suis pas un de ces  voyageurs acharnés, la diaspora familiale fait que je voyage avant tout par nécessité et je n’ai, à mon palmarès, aucune de ces destinations lointaines qui font rêver et qui offrent aux maniaques du clic sur le déclencheur de l’APN l’occasion de ramener un millier de « cartes postales »  qui resteront confinées dans le disque dur de l’ordinateur familial.

A force de banalisation, le voyage a perdu son essence intrinsèque, sa vocation première de forger le caractère et ouvrir l’esprit de celui qui est capable de regarder au-delà des apparences. Je ne peux pas me vanter d’être un de ces voyageurs d’autrefois mais, en écrivant ce carnet de voyage, je voudrais cependant essayer de partager une réflexion personnelle sur un voyage qui me tenait particulièrement à cœur.

Ce journal est maintenant (presque complet), aussi comme tout palimpseste, il s’effacera bientôt pour laisser place au journal de Cuba.

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